L’histoire se déroule un matin ordinaire. Le réveil a sonné depuis quelques minutes, mais l’esprit tarde à prendre le dessus sur le sommeil. Votre inconscient a déjà basculé le réveil en mode radio, car les célèbres buzzers sont intolérables. Vous profitez donc tranquillement des programmes matinaux, ainsi hélas que des publicités que les annonceurs bien avisés ne manquent pas de diffuser en ces périodes habituelles de grande écoute.

C’est dans ce contexte que le drame intervient. Votre réveil sonne, encore. Cette fois-ci, pourtant, votre inconscient ne parvient pas à supprimer la nuisance. Votre conscient se cache au chaud sous les draps, espérant ainsi échapper à l’agression haïe. Ces quatres bips rapides, répétés chaque seconde, qui vous rapellent le petit réveil bas de gamme que vous aviez dans votre enfance.

C’est là que votre logique, profitant d’une crise de lucidité, vous rapelle deux points importants : premièrement, vous avez déjà éteint votre réveil, d’ailleurs vous entendez la radio, signe indiscutable que le buzzer a été désactivé ; deuxièmement, ce réveil bas de gamme que vous aviez dans votre enfance, vous ne l’avez plus depuis belle lurette (Lurette Durand, l’ex-petite amie partie avec la plupart de ce que vous possédiez, dont le fameux réveil).

C’est à ce moment précis que votre conscient émerge enfin et que vous vous réveillez dans la confusion, puis dans la haine dès que vous avez enfin compris le mauvais tour que l’on vient de vous jouer.

Non, s’il vous plaît, faut arrêter maintenant, avec les sonneries de réveil dans les publicités à la radio ! Je n’en peux plus de me faire avoir tous les matins !!